AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez
 

 Another ordinary day ?... | Aydan et Maya

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Maya-Camryn Bowan
Maya-Camryn Bowan
◖ students.
Je suis arrivé(e) à New Haven le : 02/06/2015 et j'ai envoyé : 80 courriel. J'ai : 27 ans. Je suis d'origine : américaine par mon père et française par ma mère Je travaille/étudie depuis : 3 ans/2 ans ans et j'ai choisi la filière : Histoire de l'art ans et je suis : Serveuse dans un café points. On dit que je ressemble à : Emma Stone Je dois mon jolie minois à : sparkles et mon pseudo sur la toile c'est : caramelle (Lou)

MessageSujet: Another ordinary day ?... | Aydan et Maya   Another ordinary day ?... | Aydan et Maya EmptyDim 7 Juin - 11:42




     

 
Aydan && Maya
Another ordinary day ?...
- A ce soir !

Je regarde Allan, mon fiancé, passer le pas de la porte, un large sourire aux lèvres, comme tous les matins. Nous vivons presque ensembles (oui presque étant donner que je passe le plus clair de mon temps chez lui) et pourtant, tous les matins quand je suis de services, il vient prendre un énième café, juste pour me faire un petit coucou et ce, malgré celui que je lui prépare à la maison tous les matins. Certains trouvent ce geste stupide, mais moi, je le trouve follement romantique. Ma patronne, Becka, célibataire endurcie et adepte des histoires d’un soir, exècre de nous voir roucouler de cette façon. « T’es jeune Bee, tu devrais pas te marier maintenant ! ». Voilà ce qu’elle me dit presque à chaque fois, à peine la porte passée par l’homme de ma vie. Le plus souvent, je l’ignore, un sourire amusé aux lèvres, avant de claquer une bise affectueuse sur sa joue et de reprendre mon service, l’air de rien. Ma vie planplan me convient parfaitement et j’ai rapidement compris que débattre avec elle était parfaitement inutile. Nous avons deux conceptions de la vie diamétralement opposées. Qu’importe. Je l’aime bien quand même cette trentenaire débordante de vie.

Allan partit, je reprends mon service, souriante et agréable comme à mon habitude. Un café par ci, un latte par là et des donuts, pleins de donuts…je ne vois pas le temps passer. Je tente de faire rentrer mes amis les croissants français au menu du café depuis des mois, mais Becka est un peu hésitante « On est en Amérique ici ma petite abeille, pas à Paris »…oui, elle a des idées arrêtées sur beaucoup de choses et il est très compliqué de la faire changer d’avis ! Pourtant ce matin, elle a accepté de me laisser faire une petite fournée de croissants maisons, histoire que j’arrêtes de la harceler. Victoire !

Quand je lève les yeux de ma caisse il est presque 8h30…mon deuxième rituel du matin est sur le point de commencer. Sans m’en rendre compte ou pouvoir le contrôler, je passe ma main dans ma chevelure de feu et pince un peu ses joues histoire de reprendre quelques couleurs, en attendant qu’il passe la porte. Qui est « il » ? Personne d’important en théorie. C’est un client, un habitué du café qui vient toujours par ici à la même heure. Lui aussi je l’aime bien, mais en tous bien tout honneur. Je crois bien ne lui avoir jamais adressé d’autres mots que « bonjour » , « et avec ceci ? »,  et « au revoir », le tout accompagné d’un sourire chaleureux. En même temps, qu’aurais-je d’autre à lui dire lors de nos intermèdes de trente secondes ?

Ah ! Le voilà qui passe la porte. Veinard qu’il est, il n’y a personne d’autre à ma caisse pour le moment. Je le suis du regard lors de sa progression jusqu’à moi et, après l’avoir salué comme d’habitude, je me surprends à prendre les devants

- Laissez-moi deviner : Café noir et donut ?

Depuis le temps, je connais ses habitudes par cœur. Il n’est certes, pas le seul dans ce cas, mais je prends en général, un soin tout particulier à le lui préparer son café, choisissant les meilleurs grains à moudre quelques minutes avant son arrivée. Oui on peut le dire, il fait partit de mes clients préférés. Pour quelle raison ? Je l’ignore et franchement, je ne me suis jamais vraiment posé la question. Serait-ce à cause de son sourire charmant et de son air faussement nonchalant ? Non, sans doute pas.



     
(c) fiche:WILD BIRD & gifs:gifs hunt c l o s e d
Revenir en haut Aller en bas
Aydan McKeller
Aydan McKeller
◖ students.
Je suis arrivé(e) à New Haven le : 02/06/2015 et j'ai envoyé : 14 courriel. J'ai : 29 ans. Je suis d'origine : Australienne Je travaille/étudie depuis : 4 ans ans et j'ai choisi la filière : art ans et je suis : animateur à l'hôpital points. On dit que je ressemble à : Ryan Gosling Je dois mon jolie minois à : Corpse Heart et mon pseudo sur la toile c'est : CalidOra

MessageSujet: Re: Another ordinary day ?... | Aydan et Maya   Another ordinary day ?... | Aydan et Maya EmptyDim 7 Juin - 23:16






 
Maya && Aydan
Another ordinary day ?...


8h tapante. Un record. Etonné que nous soyons prêts dans les temps, je vérifie tout. Ma fille me regarde avec ses grands yeux clairs, bien sage et toute prête. Ses cheveux bruns qui bouclent de façon désordonné me font trop craquer pour que je ne les laisse pas libres. Aucune trace du petit dej sur son visage tout rond, ni sur sa jolie robe, recouverte d'imprimés glaces, qu'elle a absolument tenue à mettre aujourd'hui. Elle a ses sandales au pied, son doudou à la main, et son petit sac à dos avec quelques affaires qu'elle tenait à emmener aujourd'hui. Je lui fais un gros câlin, la félicitant pour notre rapidité de ce matin alors qu'elle vérifie à son tour que je n'ai rien oublié. Après un "Daddy, go, now !", je me résignes à la laisser.

Les cours n'ont pas encore repris, alors j'ai encore beaucoup de temps avec elle, mais ça ne semble jamais assez, et j'ai comme cette peur ridicule qu'elle grandisse alors que j'ai le dos tourné. Cependant il me faut quand même aller travailler. Nous toquons à la porte de Anita, qui est évidemment ouverte sur les bonnes odeurs du petit dej et les commentaires excités de ces garçons qui doivent encore prévoir une expédition ou un jeu de leur invention. Ici c'est toujours sens dessus dessous, portes ouvertes, lumières allumées, jouets répandus partout. Je n'ai jamais vu la cuisine de ma voisine sans quelque chose dans le four ou sur le gaz. Ania comme dit Louanne est une super maman, et je l'admires d'autant plus de rajouter ma fille à ses journées.

Lou me lâche vite la main après un au revoir expéditif pour courir rejoindre ses copains, son petit sac certainement vite lancé dans un coin. Je fais la bise à Anita et lui donnes mes horaires de la journée pour être sûr que c'est bon. Comme d'habitude elle balaie tout ça d'un geste de la main en souriant, et me montres la porte pour m'indiquer que je n'ai pas à m'en faire.

Je pars donc l'esprit libre et ravi d'avoir le temps pour un deuxième café avant d'aller travailler. C'est un peu devenu un rituel depuis que je travailles à l'hôpital. Un moment de pause entre l'effervescence du matin et les ateliers à l'hôpital. J'ai vite adopté un petit café sympathique, à l'ambiance chaleureuse. L'équipe réduite est très sympa, et j'apprécie particulièrement la petite serveuse rouquine. C'est généralement elle que je croises à cette heure-ci, et son sourire est toujours au rendez-vous.

Je lui souris en la voyant au poste, et laisses mon regard défiler machinalement sur le contenu du comptoir, mais elle me coupe en me proposant une de mes formules habituelles. Surpris mais amusé surtout, j'acquiesce, posant le montant que je lui dois à côté de la caisse. Lou sera ravie d'avoir un donut moelleux recouvert de fondant rose et de vermicelles colorés. Un vrai festin ! Je glisses le donut dans ma sacoche et saisis le café brûlant en la remerciant. C'est vraiment calme ce matin, mais quelque chose semble différent. L'odeur qui flotte dans l'air peut être, ou la soudaine assurance de la serveuse.

-Bon, maintenant que vous devinez ma commande, que devrais-je vous demander pour que cela sorte de l'ordinaire ?

Je m'appuie légèrement contre le comptoir, observant la réaction de la demoiselle, c'est amusant comme on peut croiser des personnes tous les jours, les saluer, les apprécier, sans rien connaître d'eux. Je ne sais même pas son nom. Et c'est difficile de passer la barrière du professionnalisme, mais aujourd'hui semble être un bon jour, et il est vrai que je suis curieux de savoir ce qui pourrait dans un établissement comme ça différé des goûts typiquement américains.
     

     
(c) fiche:WILD BIRD & gifs:gifs hunt c l o s e d
Revenir en haut Aller en bas
Maya-Camryn Bowan
Maya-Camryn Bowan
◖ students.
Je suis arrivé(e) à New Haven le : 02/06/2015 et j'ai envoyé : 80 courriel. J'ai : 27 ans. Je suis d'origine : américaine par mon père et française par ma mère Je travaille/étudie depuis : 3 ans/2 ans ans et j'ai choisi la filière : Histoire de l'art ans et je suis : Serveuse dans un café points. On dit que je ressemble à : Emma Stone Je dois mon jolie minois à : sparkles et mon pseudo sur la toile c'est : caramelle (Lou)

MessageSujet: Re: Another ordinary day ?... | Aydan et Maya   Another ordinary day ?... | Aydan et Maya EmptyDim 7 Juin - 23:59




     

 
Aydan && Maya
Another ordinary day ?...
Bingo ! J'ai vu juste. J'exulte intérieurement, fière de ne pas l'avoir confondu avec un autre de mes habitués (je n'ose imaginer le ridicule de la situation si je n'avais pas tapé dans le mile) avant de m'exécuter, passant le café fraîchement moulu dans la machine, comme tous les matins, puis d'attraper un donut rose (oui oui, rose, il avait insisté la première fois qu'il avait passé cette commande, ce qui m'avait interpellé...bon d'accord je l'avoue, le mot gay m'a traversé l'esprit ce jour-là, mais juste ce jour-là...comment quelqu'un d'aussi charmant pouvait-être gay ? C'était impossible ! Je m’égare) et de poser le tout sur mon comptoir, tout sourire. Comme d'habitude, le règlement est déjà là, inutile de le réclamer. A cette allure, ce n'est pas étonnant que nous n'ayons jamais eu le temps de se parler. Je sais ce qu'il veut, il sait ce qu'il me faut (pas pour moi, pour ma patronne et un peu pour mon salaire aussi), quand il n'y a personne, en trente secondes à peine, c'est réglé !

Mais il semblerait qu'aujourd'hui soit une journée un peu différente. J'ignore si c'est à cause (ou grâce) à mon bagout, mais je le vois s'appuyer contre le comptoir et entamer la conversation. Mon sourire s'élargie un peu plus et se teinte d'un amusement à peine dissimulé. Enfin, après des jours et des jours de routine, il voulait tenter autre chose. Les grands esprits se rencontrent ! Presque prise de court, il me faut quelques secondes pour trouver quelque chose à lui proposer. Bien sûr, la vitrine regorge de choses sympathiques à déguster, mais il voulait quelque chose qui sorte de l’ordinaire.  Je fais mine de réfléchir quelques instant, en passe par réflexe ma main dans mes cheveux, avant de répondre

- Eh bien figurez-vous que nous avons une nouvelle spécialité au menu ! Je le quitte des yeux quelques secondes, le temps de tendre la main pour saisir ma pince, l'un de mes meilleurs amis ici, pour attraper un croissant dans la vitrine, le poser sur une petite assiette et tendre le tout à l'aventurier du jour, accompagnant mon geste d'un

- Croissant ? prononcé bien sûr à la française !

D'ordinaire, les seules personnes avec qui je parle français ici sont ma mère et Charles, enseignant de la langue de Molière à Yale, mais quelque chose me disais qu'avec l'apparition de ces petites pâtisseries dans mon café, je serais amenée à le faire plus souvent !



     
(c) fiche:WILD BIRD & gifs:gifs hunt c l o s e d
Revenir en haut Aller en bas
Aydan McKeller
Aydan McKeller
◖ students.
Je suis arrivé(e) à New Haven le : 02/06/2015 et j'ai envoyé : 14 courriel. J'ai : 29 ans. Je suis d'origine : Australienne Je travaille/étudie depuis : 4 ans ans et j'ai choisi la filière : art ans et je suis : animateur à l'hôpital points. On dit que je ressemble à : Ryan Gosling Je dois mon jolie minois à : Corpse Heart et mon pseudo sur la toile c'est : CalidOra

MessageSujet: Re: Another ordinary day ?... | Aydan et Maya   Another ordinary day ?... | Aydan et Maya EmptyLun 8 Juin - 11:05






 
Maya && Aydan
Another ordinary day ?...


Son sourire s'agrandit encore alors que je confirmes ma commande. Si je ne prends pas toujours exactement la même chose, je ne suis pas si étonné que ça d'avoir mes habitudes. On aime se conforter dans certains rituels, et le café du matin c'est celui qu'on sait pouvoir savourer, pour sa qualité et le temps que l'on a pour l'apprécier, plutôt que ceux pris dans la journée, entre deux, rapidement et à une machine qui nous offre du jus de chaussette pour un montant absolument choquant. Et puis c'est amusant de la voir tenter de ne pas rire ou faire une remarque alors qu'elle emballe soigneusement un donut rose. Oui rose. La première fois, je crois qu'elle a haussé un sourcil. Je ne ramènes pas tous les jours un donut à ma fille heureusement, mais je supposes que ça a du la marquer quand même !

J'essaie d'imaginer à quoi ça doit ressembler d'être derrière ce comptoir, de devoir dompter et maîtriser la machine à café, connaître la carte par coeur, reconnaître tout les accompagnements, approvisionner toutes les fournitures qui font que l'on peut au choix consommer sur place ou tout en se rendant à son travail comme il est de coutume ici. C'est certainement naturel pour elle de se montrer enjouée et souriante, mais n'est-ce pas fatiguant a longueur de temps ? Certains clients doivent être ennuyeux, changeant d'avis tout le temps, ne parvenant à se décider alors que d'autres attendent. D'autres doivent être désagréables. Est-ce routinier malgré le flux ?

Parfois à l'hôpital, quand mes élèves, jeunes et âgés sont concentrés sur leur travail, que personne ne demande une consigne, un conseil, je passes parmi eux, observes leurs gestes, leur façon de travailler, de rêver ou de se concentrer au maximum. J'imagines leur vie avant ça, ou à côté, tentes de deviner leur attentes, le pourquoi et le comment. Parfois dans des regards je vois une tristesse ou une solitude qui sont terribles, et je me dois de prendre de la distance, pour ne pas me laisser entraîner. Mais je vois aussi beaucoup d'espoir, de volonté de se battre. Et cela me rend fier que l'art puisses les aider à s'exprimer, à crier, à passer un message, ou même à être un cadeau pour leur proches.

Comme une entente tacite ma commande est posée devant moi au moment ou je déposes le règlement, chacun de notre côté du comptoir on joue notre rôle à la perfection, par habitude, par taquinerie peut être aussi. Quand je la lances sur une nouveauté, elle répond aussitôt, et je sens dans sa voix son implication. Passerait-elle également du côté des fourneaux ? Elle se saisit aussitôt d'une pince, et se détournes pour attraper quelque chose. Si c'est une gelée verte spécialement importée d'Angleterre, je vais devoir briser ce moment de complicité !

Heureusement pour nous deux, elle revient avec un croissant a l'air joliment croustillant accompagné d'un petit accent franchie qui agrandit mon sourire. Décidément, laisser tomber des barrières nous permet de découvrir bien des choses ! Je réponds donc avec application en français également, ravi d'avoir pratiqué durant mes voyages.

-Merci beaucoup. Une bonne journée à vous.
     

     
(c) fiche:WILD BIRD & gifs:gifs hunt c l o s e d
Revenir en haut Aller en bas
Maya-Camryn Bowan
Maya-Camryn Bowan
◖ students.
Je suis arrivé(e) à New Haven le : 02/06/2015 et j'ai envoyé : 80 courriel. J'ai : 27 ans. Je suis d'origine : américaine par mon père et française par ma mère Je travaille/étudie depuis : 3 ans/2 ans ans et j'ai choisi la filière : Histoire de l'art ans et je suis : Serveuse dans un café points. On dit que je ressemble à : Emma Stone Je dois mon jolie minois à : sparkles et mon pseudo sur la toile c'est : caramelle (Lou)

MessageSujet: Re: Another ordinary day ?... | Aydan et Maya   Another ordinary day ?... | Aydan et Maya EmptyMar 9 Juin - 13:44




   

Aydan && Maya
Another ordinary day ?...
Le boulot de serveuse consiste, comme son nom l'indique à servir les clients, mais également à se montrer agréable et souriante, pour des personnes que l'on ne connaîtra sans doute jamais vraiment et ce, malgré les quelques paroles échangées par ci, par là. Je suis quelqu'un de plutôt ouverte, bavarde et naturelle, mais ici, dans ce café, je n'ai que très rarement l'occasion de l'être entièrement. Je n'en ai pas vraiment le temps. Les clients défilent rapidement et souhaitent être servis tout aussi rapidement. Je ne peux donc pas me permettre de papoter tranquillement avec eux à mon poste. Bien sûr, mon sourire quasiment toujours présent sur mon visage est un atout majeur dans mon boulot, mais c’est bien la seule chose que je ne dois pas contrôler.
Autant dire que des petits moments comme ce matin, avec cet habitué, sont plutôt rares : personne d'autre en caisse et l'occasion d'en découvrir un peu plus sur quelqu'un que je croise presque tous les matins. Croiser n'est pas connaitre et cet homme, je ne connaissais rien de lui et ce, malgré toutes nos courtes discussions fréquentes. Il m'a fallu quelques semaines pour me faire à cette distance que nécessitait ce poste. Je ne compte même plus le nombre de fois où Becka avait dû me reprendre à mon arrivée « Tu n'es pas là pour papoter avec les clients Maya » (oui elle m'appelait encore Maya à l’époque) et j'avais fini par rentrer dans le moule. C'est donc avec un grand plaisir que je m'autorise à papoter ce matin. Je suis sûre que cela ne dérangera ma patronne.

Je tends donc ma spécialité du jour à mon client, qui l'accepte sans se faire prier et qui, à ma grande surprise, me répond dans un français étonnement bon. Mes yeux émeraudes s'écarquillent en entendant la langue de ma mère prononcée par quelqu'un d'autre que cette dernière ou par Charles. Il me souhaite une bonne journée...pourquoi ? Il n'avait pas l'intention de partir maintenant, pas après aligné ces quelques mots en français. Je devais savoir s'il parlait véritablement cette langue ou si c'étaient là, les seuls mots qu'il connaissait – ce qui serait déjà pas mal !

Je m'empresse donc de lui répondre, en français tout d'abord, presque comme un réflexe
- Mais vous parlez... avant de réaliser que si, en effet, c'étaient les seuls mots qu'il connaissait, il ne me comprendrait pas. Je secoue donc la tête réalisant qu'il me fallait rebasculer en anglais, avant de reprendre

- Do you really speak french, or was it just to impress me ? je m'enquière donc avec humour, désireuse de savoir si c'était pour lui une langue maîtrisée ou si c'était là juste de l’esbroufe, le tout, sous le regard amusé de Becka. Cela fait des semaines qu'elle essaie de me caser avec tous les hommes qu'elle connait, normaux ou non. Je suis fiancée et elle le sait, mais elle est persuadée que je ne suis pas amoureuse d'Allan et qu'il lui suffit de me présenter quelqu'un d'autre pour que je mette fin à tout ça. Alors ce petit intermède sympathique l'amuse sans doute au plus haut point !  


   
(c) fiche:WILD BIRD & gifs:gifs hunt c l o s e d
Revenir en haut Aller en bas
Aydan McKeller
Aydan McKeller
◖ students.
Je suis arrivé(e) à New Haven le : 02/06/2015 et j'ai envoyé : 14 courriel. J'ai : 29 ans. Je suis d'origine : Australienne Je travaille/étudie depuis : 4 ans ans et j'ai choisi la filière : art ans et je suis : animateur à l'hôpital points. On dit que je ressemble à : Ryan Gosling Je dois mon jolie minois à : Corpse Heart et mon pseudo sur la toile c'est : CalidOra

MessageSujet: Re: Another ordinary day ?... | Aydan et Maya   Another ordinary day ?... | Aydan et Maya EmptyJeu 11 Juin - 14:41






 
Maya && Aydan
Another ordinary day ?...


Chaque jour je vois mon enfant grandir, découvrir, s'adapter, s'intéresser à tout et tout simplement prendre le temps de faire chaque chose à fond. Que ce soit une bêtise ou sauver un escargot s'approchant trop près d'une zone entièrement sans herbes, elle fait tout de façon entière. Pour elle le temps n'a pas d'importance, pas plus qu'une chose est plus urgente à faire qu'une autre. Elle porte le même intérêt sincère à tout, et c'est incroyable comme cela vous change. Avant d'avoir Louanne je ne pensais jamais avoir assez de temps pour faire la fête, peindre, voyager, j'ai gâché pas mal de relations en mentant et trompant. C'était facile, je ne prenais le temps de rien, changeant de chemin sans même essayer de voir ou menait celui sur lequel j'étais déjà. Je ne dis pas qu'aujourd'hui je suis devenu la patience même, mais j'apprends à juste profiter.

Et ce moment présent, ou j'ai l'occasion de discuter avec une jeune femme charmante que je vois régulièrement, est une occasion dont je dois profiter. C'est toujours agréable de créer de nouveaux liens. De plus elle doit avoir à peu près mon âge, certainement étudiante, travaillant ici pour financer ses cours. Ca me remet un peu dans le bain, mais dans la bonne voie. On s'adapte à notre environnement et aux personnes que l'on fréquente. Après Betty et avec Louanne j'ai choisis d'être responsable. Je suis certain que je retrouverais vite mes marques dans les soirées étudiantes, mais je profiterais plus des quelques soirées ou j'irais que de cette nuit de festivités ininterrompue qu'ont été mes premières années de fac. Les sonorités et fraternités ont du évoluer pendant mon absence, je suis curieux de voir ce que cela donnes maintenant.

En regardant la demoiselle en face de moi je me demandes d'ailleurs ce qu'elle peut étudier, littérature ? Communication ? Economie peut être. Fait-elle partie d'une sororité ? Elle donne une impression sage comme ça, souriante et agréable, parfaitement dans son rôle. Mais qu'en est-il en vrai ? Sous le tablier bien net et le visage de serveuse dévouée, comment est la personne qui se cache ?

J'adore observer les gens, juste m'assoir quelque part avec un carnet de croquis et des crayons, et essayer de saisir l'expression d'une personne, la façon dont son caractère se reflète sur ses traits. La beauté est saisissante, elle capture le regard, mais ne le garde pas. C'est la façon qu'à une personne de bouger, parler, être qui garde l'intérêt et le mue en quelque chose qui peut être transmit.

Je me retiens de rire en voyant son étonnement se peindre sur son visage quand je lui réponds en français. Elle ne devait pas s'attendre à ce que je répondes je supposes. Mon français est loin d'être excellent, mais je me débrouilles assez bien tout de même grâce à la volonté despotique de ma mère pour que j'ai un correspondant, puis après lors de voyages successifs. Cela dit ce sera bien plus amusant d'apprendre de nouvelles choses pour discuter avec cette demoiselle, que lorsqu'il s'agit de commander au restaurant.

-Oui un peu. Vous êtes française ?

Elle rebascule en anglais, et je ne sais pas si c'est pour me ménager, mon accent doit être terrible, et j'écorches certainement les mots également, ou si elle pratique les deux langues naturellement au point de switcher de l'une à l'autre.

-Yes i am, but just a little. This is a really interesting language, but so tricky ! Did i impress you ?

Est-ce que c'est le moment de flirter ? Non pas du tout. Bien que je sois en avance ce matin, je ne dois pas non plus oublier le boulot, mais ça fait un bail et ça ne fait de mal à personne. Le café est vide, elle est la seule à travailler en salle, je supposes que je peux en profiter pour la taquiner. Voir comment elle réagira au moins.



     
(c) fiche:WILD BIRD & gifs:gifs hunt c l o s e d
Revenir en haut Aller en bas
Maya-Camryn Bowan
Maya-Camryn Bowan
◖ students.
Je suis arrivé(e) à New Haven le : 02/06/2015 et j'ai envoyé : 80 courriel. J'ai : 27 ans. Je suis d'origine : américaine par mon père et française par ma mère Je travaille/étudie depuis : 3 ans/2 ans ans et j'ai choisi la filière : Histoire de l'art ans et je suis : Serveuse dans un café points. On dit que je ressemble à : Emma Stone Je dois mon jolie minois à : sparkles et mon pseudo sur la toile c'est : caramelle (Lou)

MessageSujet: Re: Another ordinary day ?... | Aydan et Maya   Another ordinary day ?... | Aydan et Maya EmptyLun 15 Juin - 23:45




   

Aydan && Maya
Another ordinary day ?...
Entendre quelqu'un parler une langue que l'on maîtrise sois même, dans un pays où on ne parle pas cette dite langue, voilà quelque chose qui semblera anodin pour la plupart des personnes, c'est certain. Mais pour Maya, c'est une agréable surprise. Comprenez bien : à la maison, le français était banni, pour la simple et bonne raison que le père de Maya ne comprenait pas un traître mot de cette langue. Ca le rendait donc complètement dingue d'entendre sa femme baragouiner ces mots dont il ne saisissait pas le sens. Quand il était saoul, cette colère se transformait en paranoïa. Il en arrivait à penser que sa femme et sa fille complotaient contre lui quand elles parlaient français. C'était donc le petit secret des femmes Bowan. Maya apprenait quelques mots par ci par là et, quand son père cuvait son vin, elles parlaient librement.
Depuis que son père n'était plus, Maya croit bien n'avoir jamais entendu sa mère prononcer un mot en français. Elle pensait pourtant que sa disparition aurait un peu été comme une sorte de libération pour elle et qu'elle pourrait un peu reconnecter avec cette partie de sa personne. Comment le pouvait-elle. Pratiquer quelque chose qui fut si longtemps interdit par le mari que l'on a tué lui paraissait impossible. C'était comme le tuer une seconde fois. Maya avait donc lentement mais surement arrêté de pratiquer la langue et ce, jusqu'à ce qu'elle croise le chemin de Charles sur le campus. C'est donc quelque chose d'épisodique pour elle. Allan n'est pas non plus familier avec la langue de Molière ce qui n'arrange pas la situation.

Une langue est sensée faire partie de notre identité. Elle nous associe à une terre, à un pays, à une culture et tout ce qui va avec. La petite Maya avait beaucoup de mal à comprendre pourquoi sa mère n'était pas autorisée à laisser cette partie d'elle-même s'exprimer, comprenant rapidement qu'elle en serait elle-même interdite. Franco-américaine. Voilà ce qui est marqué sur ses papiers, mais son père a très vite tué la partie "franco". La seule chose qu'il lui reste de cet héritage lointain, c'est cette langue qu'elle maîtrise étrangement bien, mais qu'elle ne pratique que très rarement. Vous comprenez maintenant, sa surprise en entendant un de ses clients préférés lui répondre avec tant d'aplomb, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde.

Il poursuit sur sa lancée, s'enquérant alors des origines de la rouquine qui n'arrive pas à se défaire de se sourire béat en découvrant qu'il semble, apparemment, capable de tenir une conversation en français.

- Ma mère l'est... s'empresse-t-elle de répondre et, cherchant à savoir où étaient exactement ses limites, elle poursuit, l'air de rien

- Oui je sais, en me voyant, on pense plutôt à écossaise ou quelque chose comme ça ! Eh oui, dans l'esprit de beaucoup de personne : rousse = écossaise ou irlandaise. Elle n'avait pourtant pas d'accent étrange, mais quand les gens apprenaient qu'elle avait des origines venues d'Europe, ils en venaient automatiquement à penser qu'elle venait d'un pays proche de cette chère Queeny Queen Elisabeth II.

Un petit rire s'échappe de ses lèvres en entendant sa question, qui, selon elle, n'a aucune raison d'être. N'était-ce pas évident qu'elle était surprise. Elle répond donc avec entrain, sans se départir de son sourire chaleureux, ni de son regard pétillant

- Totally ! Alors qu'elle passe une nouvelle fois sa main dans ses cheveux, un raclement de gorge se fait entendre juste derrière elle. Prise en flagrant délit de papotage avec un client, elle se tourne rapidement, persuadée qu'elle va se faire taper sur les doigts Désolée Becka, je... Elle n'a pas le temps de terminer sa phrase que sa patronne lève le doigt, l'incitant à se taire et, alors que la rouquine arbore une petite moue contrite, elle poursuit C'est l'heure de ta pause je crois, non ? L'heure de sa pause ? Non, pas du tout, pas avant une bonne heure en tous cas ! Face aux yeux ronds de sa serveuse, elle rajoute Aller file, je prends le relais ! C'est à n'y rien comprendre. Prise de court et poussée de l'autre côté du comptoir, Maya se laisse faire, sans même réaliser que sa patronne essaie tout simplement de la pousser dans les bras d'un parfait inconnu comme elle le fait si souvent c'est derniers temps.


   
(c) fiche:WILD BIRD & gifs:gifs hunt c l o s e d
Revenir en haut Aller en bas
Aydan McKeller
Aydan McKeller
◖ students.
Je suis arrivé(e) à New Haven le : 02/06/2015 et j'ai envoyé : 14 courriel. J'ai : 29 ans. Je suis d'origine : Australienne Je travaille/étudie depuis : 4 ans ans et j'ai choisi la filière : art ans et je suis : animateur à l'hôpital points. On dit que je ressemble à : Ryan Gosling Je dois mon jolie minois à : Corpse Heart et mon pseudo sur la toile c'est : CalidOra

MessageSujet: Re: Another ordinary day ?... | Aydan et Maya   Another ordinary day ?... | Aydan et Maya EmptyVen 19 Juin - 9:54






 
Maya && Aydan
Another ordinary day ?...


En réussissant l'exploit ce matin, non seulement d'être à l'heure, mais même carrément en avance, je ne m'attendais certainement pas à rencontrer quelqu'un. Oui rencontrer, car j'ai beau croiser cette demoiselle plusieurs fois par semaine, bon allez tous les jours sauf retard, on ne se parle que peu, échangeant formules de politesse et commandes pré sélectionnées au rythme rapide des machines et des pinces à pâtisseries. Et tout ça grâce à un croissant ! Mon donut rose ne suscitant qu'une moue amusée, il aura fallu un croissant, pour que l'on entame vraiment la conversation. C'est une histoire que je pourrais certainement transformer en récit d'aventure pour ma délicieuse fille.

Parler français me revient finalement assez naturellement, si je n'ai jamais vraiment apprit cette langue de façon suivie, les diverses occasions ou j'ai pu la pratiquer me donnent au moins l'avantage de la compréhension (tant que la personne en face articule et ne parle pas trop vite). Et ici les francophones ne doivent pas pulluler vu son enthousiasme. Je me prends au jeu alors que je cherches déjà mes prochains mots.

Sa mère est donc française, cela explique donc l'aisance, et peut être le petit côté mutin ? Quoi que discret, je suis certain de ne pas être le seul client à apprécier les sourires enjoués et taquins de cette demoiselle. Elle ajoute très vite quelque chose sur ses origines et je souris en comprenant qu'elle parle de ses cheveux flamboyant. Hésitant je lui réponds.

-Ou hollandaise peut être ?

Bon il est clair que je l'amuses. Mais pour une fois cela ne me déranges pas de divertir par mon hésitation ou mes erreurs. J'ai appris à aimer les choses simples, et faire rire quelqu'un, c'est toujours une victoire, une dose d'énergie positive dans sa vie. Elle repasse de nouveau à l'anglais, tout en remuant, et je ne sais si c'est d'inconfort ou un geste inconscient. Elle ne cesse de bouger, me surprenant également quand elle se tourne brusquement vers sa patronne. Café, et croissant en mains (je suis un vraie gars du cirque !), je suis prêt à la défendre et arguer que j'ai monopolisé sa serveuse par égocentrisme. Mais elle nous coupe tous deux, nous envoyant comme deux enfants chahuter ailleurs. Secrètement ravi, je me diriges vers l'une des tables sans rien ajouter, préférant ne pas abuser.

Vu le regard malicieux de la dite Becka, quelque chose me dit qu'il n'y aura pas de représailles pour ce moment de discussion. Une fois assis, j'en profite pour couper le croissant en deux et lui en tendre la moitié quand elle me rejoint.

-Bonne appétite !

Je vais peut être demander à Mme Martin de m'apprendre du français finalement...C'est une idée ridicule, je n'ai ni le temps ni réellement d'intérêt à faire ça, je ferais mieux de me concentrer sur mes travaux en cours. Mais je n'ai pas envie de partir. Et il me faudra d'autres excuses pour de nouvelles discussions comme celles-là. D'autant plus qu'il n'y aura pas toujours aussi peu de monde.


     
(c) fiche:WILD BIRD & gifs:gifs hunt c l o s e d
Revenir en haut Aller en bas
Maya-Camryn Bowan
Maya-Camryn Bowan
◖ students.
Je suis arrivé(e) à New Haven le : 02/06/2015 et j'ai envoyé : 80 courriel. J'ai : 27 ans. Je suis d'origine : américaine par mon père et française par ma mère Je travaille/étudie depuis : 3 ans/2 ans ans et j'ai choisi la filière : Histoire de l'art ans et je suis : Serveuse dans un café points. On dit que je ressemble à : Emma Stone Je dois mon jolie minois à : sparkles et mon pseudo sur la toile c'est : caramelle (Lou)

MessageSujet: Re: Another ordinary day ?... | Aydan et Maya   Another ordinary day ?... | Aydan et Maya EmptyJeu 25 Juin - 21:25




 

Aydan && Maya
Another ordinary day ?...
Hollandaise ? Voilà une suggestion qu'on ne lui avait encore jamais fait. Ses sourcils s'arquent légèrement, alors qu'elle cherche comment répondre à cela, sans pour autant être vexante envers les Hollandais. C'est tout de même fou que sa couleur de cheveux et son teint pâle, évoquent des origines de toutes sortes dans la tête de ses interlocuteur, mais jamais ses véritables origines. On lui a déjà dit Irlandaise, Ecossaise et même suédoise dans sa période "blonde" quand elle était plus jeune, mais personne ne se dit qu'elle est simplement américaine avec une pointe de français.

- Ah ? On ne me l'avais encore jamais dites celle-là ! Hollandaise donc ? Je le rajoute à ma liste alors ! répond-elle sans se défaire de son sourire, juste avant d'être prise la main dans le sac, comme une enfant de cinq ans qui vient de faire une grosse bêtise. Etait-elle dans ce cas ? Venait-elle de faire une bêtise ? Si oui, laquelle ? Sa faute était-elle de discuter avec un client et ce, malgré les innombrables remarques de sa patronne, ou bien était-elle fautive de discuter avec un homme qui, dans le fond – si si là, bien au fond – lui plaisait un peu ? Aller savoir ! En tous cas, aux yeux de Becka, aucune faute n’avait été commise, tant et si bien qu’elle accorde à son employée un pause, l’incitant à poursuivre sa conversation avec ce charmant inconnu…peut-être qu’il y avait bien anguille sous roche dans cette situation finalement. Il devait bien y en avoir une pour que Becka la laisse filer comme ça, surtout après ses multiples tentatives pour la caser avec untel ou untel. Elle a même essayé avec une untelle une fois, une dénommée Melanie…sordide histoire sur laquelle Maya ne veut plus jamais revenir.

La rouquine ne comprend toujours pas pourquoi sa patronne et amie, refuse de comprendre que sa vie lui convient parfaitement et que oui, elle est heureuse avec Allan et ce, malgré les apparences. Oui ils ne sont pas comme tous ces couples, à roucouler dans les lieux publiques ou à s'avaler les amygdales à la moindre occasion, mais c'était leur couple à eux. Elle n’a besoin de rien d’autre : son train train et sa routine qui exaspèrent tout son entourage lui conviennent parfaitement. Et puis de toute façon, même si elle envisageait un jour de quitter Allan, elle croit bien de pouvoir trouver aucun homme à qui elle pourrait donner sa confiance, ce qui restreignait les chances éventuelles d’une nouvelle vie, à néant. Elle était donc bien avec cet homme, son homme, celui à qui elle confia son cœur et qui en a toujours parfaitement pris soin, apportant cette touche de perfection qui manquait tant à sa vie chaotique. Pourquoi envisagerait-elle de se laisser séduire par quelqu’un d’autre ? Quelle idée stupide !

Malgré tout, elle hôte son tablier qu’elle pose sur une table derrière sa caisse et passe de l’autre côté du comptoir, en passant nerveusement, ses mains sur le devant de sa robe noire, arrivant un peu au-dessus des genoux. L’inconnu dont elle connait plus les gouts en matière de café que l’identité, semble bien plus à l’aise qu’elle…serait-il habitué à ce…genre de situation ? Sans doute ! Ca ne l’étonnerait pas vraiment à vrai dire…l'avez vous bien regardé ? Il doit faire tomber les femmes en un claquement de doigts et les ramasser à la louche !
Quand elle s’installe en face de lui, elle a le plaisir de voir la moitié d’un de ses croissants qui l’attend bien sagement, accompagné d’un « Bon appetite » un peu maladroit mais follement charmant. Elle lâche alors un petit rire, avant de répondre en français, l’air de rien

- Merci ! Bon appétiT à vous aussi ! l’occasion pour elle de lui retourner la politesse et de corriger sa petite erreur. Elle attrape la pâtisserie et en prend un petit croc, avant de réaliser qu’en fait, elle n’avait même pas pris le temps de se présenter en bonne et due forme. Elle s’empresse donc de reposer sa gourmandise sur le plateau et, après s’être frotté les mains l’une contre l’autre afin d’en ôter les miettes, de lui tendre la droite, accompagnée de sincères excuses

- Que je suis mal polie je ne me suis même pas présentée ! Je m’appelle Maya-Camryn, mais tout le monde m’appelle Maya ! Maintenant qu’ils étaient amenés à partager un semblant de repas, la moindre des choses était peut-être de connaitre le prénom de la personne avec qui ils partageaient la table, non ?


 
(c) fiche:WILD BIRD & gifs:gifs hunt c l o s e d
Revenir en haut Aller en bas
Aydan McKeller
Aydan McKeller
◖ students.
Je suis arrivé(e) à New Haven le : 02/06/2015 et j'ai envoyé : 14 courriel. J'ai : 29 ans. Je suis d'origine : Australienne Je travaille/étudie depuis : 4 ans ans et j'ai choisi la filière : art ans et je suis : animateur à l'hôpital points. On dit que je ressemble à : Ryan Gosling Je dois mon jolie minois à : Corpse Heart et mon pseudo sur la toile c'est : CalidOra

MessageSujet: Re: Another ordinary day ?... | Aydan et Maya   Another ordinary day ?... | Aydan et Maya EmptyDim 28 Juin - 15:35






 
Maya && Aydan
Another ordinary day ?...


Je passes la moitié de mon temps avec une enfant qui aussi drôle et merveilleuse soit-elle ne dispose pas encore réellement de la parole, et n'a donc en soi pas de conversation, bien qu'elle développe de sacrés stratagèmes pour communiquer. Et l'autre moitié de mon temps je le passes avec des personnes malades, fatiguées, parfois abattues. Les jours sans sont parfois moroses et silencieux, comme les jours avec peuvent être bruyants et pleins d'entrain. Aussi je me rends compte qu'un moment comme aujourd'hui, juste une simple conversation amicale, m'avait manqué. En soi il ne s'agit que d'un chitchat, léger, sans intentions, qui ne mènera peut être à rien.

Mais j'ai en face de moi une jeune femme charmante, très séduisante et drôle. Elle n'attend rien de moi et j'apprécie cette légèreté, cette simplicité. On est comme deux ados, à utiliser une langue qui n'est pas la notre, et à manger avec les doigts, étalant avec générosité beurre et miettes tandis que l'on savoure les croissants. Je n'ai toujours pas compris pourquoi quelque chose qui possède plus d'air que de pâte peut être aussi gourmand...

Ma réflexion la surprend, mais elle la prend bien, et je notes qu'elle n'a jamais dû aller à Amsterdam, ou 80% des femmes sont magnifiques, et les 20% restant sont belles. Absolument incroyable. Mais je vais le garder pour moi. Parfois un compliment est mieux incompris.

Sa patronne nous surprend tous deux en lui indiquant de prendre sa pause et de suite, insistant sur le fait qu'elle  va elle-même reprendre le poste abandonné pour que son employée puisse continuer notre aparté. Je suis aussi surpris qu'elle de cette permission spontanée, mais ravi aussi de voir la rouquine obtempérer et ôter son tablier. Dans sa petite robe noire, elle ressemble à une jeune étudiante qui n'a pas encore décidé à abandonner le côté studieux des heures passées à réviser pour la sauvagerie des soirées. Dans un autre contexte j'aurais certainement saisit cette occasion pour pousser ma chance, me montrer charmant, entreprenant même, lui proposer quelque chose de surprenant, limite interdit pour obtenir toute son attention et sa confiance. On aurait certainement eu un weekend intense avant de se quitter sur le pas d'une porte ou en bas d'un immeuble, et de ne plus se croiser qu'occasionnellement dans un évènement. Mais cela semble appartenir à un autre temps, une vie passée. A présent je fais partit du vrai monde, d'une réalité ou je dois rentrer tous les soirs, ou ma fille a besoin de moi et ou il est évidemment hors de question que je ramènes n'importe qui.

Et puis cette fille elle a l'air vraiment bien. Elle est du genre à qui tout réussit, avec une vie qui suit son cour, des parents fiers d'elle, avant de rencontrer Betty je n'aurais pas hésité à m'immiscer, à la détourner son équilibre pour la faire danser sur le fil. Mais j'ai expérimenté l'autre côté du miroir. Et j'espère en être ressortir meilleur.

Elle me corrige gentiment, avec un sourire pétillant que je lui rends. Elle a une énergie vraiment positive, comme quelqu'un qui a toujours été heureux, et veut le partager. J'aime ça, c'est surprenant. Je devrais lui demander de poser pour moi, ce serait vraiment un défi de capturer ses expressions.

Comme deux enfants, nous nous frottons les mains pour en chasser les miettes, ne nous préoccupant pas du beurre que la pâtisserie à laissé avant de nous serrer la main, réalisant que nous ne nous sommes même pas présentés. On oublie vite que l'on ne connaît pas l'autre quand on le croise régulièrement mais seulement un court instant. Je retiens son prénom, choisissant la facilité avec le Maya qui forcément me vient associé de l'image d'une grosse abeille bouclée. Cela à au moins l'avantage que je m'en rappellerais !

-Aydan, enchanté ! Vous travaillez ici à plein temps ? Ou c'est en attendant ?


(c) fiche:WILD BIRD & gifs:gifs hunt c l o s e d
Revenir en haut Aller en bas
Maya-Camryn Bowan
Maya-Camryn Bowan
◖ students.
Je suis arrivé(e) à New Haven le : 02/06/2015 et j'ai envoyé : 80 courriel. J'ai : 27 ans. Je suis d'origine : américaine par mon père et française par ma mère Je travaille/étudie depuis : 3 ans/2 ans ans et j'ai choisi la filière : Histoire de l'art ans et je suis : Serveuse dans un café points. On dit que je ressemble à : Emma Stone Je dois mon jolie minois à : sparkles et mon pseudo sur la toile c'est : caramelle (Lou)

MessageSujet: Re: Another ordinary day ?... | Aydan et Maya   Another ordinary day ?... | Aydan et Maya EmptyJeu 9 Juil - 11:01






Aydan && Maya
Another ordinary day ?...
Partager un agréable moment avec un parfait inconnu : en voilà une chose qui serait très certainement notée sur sa liste de choses à faire avant ses trente ans si elle en avait une. Nombre de ses amies sur le campus tenaient ce genre de liste et pour être tout à fait honnête, Maya n'a jamais vraiment compris l'intérêt d'une telle chose. Qu'y avait-il d'intéressant dans le fait de noter sur un bout de papier (ou sur un ordinateur, un smartphone, une tablette ou même sur un arbre pour les plus romantiques d'entre nous) les choses qui sont très certainement hors de notre portée ou impossible à réaliser avant l'âge limite ? Elles semblent toutes voir cela plus comme un stimulant, un objectif à atteindre. Elles listent tous ce qu'elles pourraient avoir envie de faire et cette simple idée semble donner un peu de piquant à leurs vies parfois un peu monotones.

Pour Maya, cette chose serait plus comme un rappel constant que non, tout n'est pas possible. Arriver à l'age limite et voir que les points de cette liste ne sont pas atteints doit être affreusement douloureux...se faire envoyer en pleine figure notre incapacité à réaliser nos objectifs ne doit pas être une sensation très agréable. Voilà pourquoi elle n'en a jamais fait une. Alors oui, bien sûr, elle a des projets, de choses qu'elle aimerait faire, mais elle s'en tient à ce qui est réalisable, à sa portée. Inutile de rêver à plus loin...le passé lui a déjà prouvé à de nombreuses reprises que rêver à plus, à mieux, était un risque inutile qu'elle n'est désormais plus prête à prendre. Mais si elle en avait eu une, ce moment y aurait très certainement été inscrit !

Aydan, en voilà un prénom qu'elle n'a pas pour habitude d'entendre. Elle hausse très légèrement les sourcils en l'entendant, tout en secouant délicatement sa main en guise de salutation, tandis qu'un
- Nice to meet you accompagne son geste. Eh bien c'est à côté de mes études donc à temps partiel...en théorie ! Oui car entre la théorie et la pratique, il y avait un monde dans le cas de Maya. Elle ne comptait même plus le nombre d'heures supplémentaires qu'elle faisait pour dépanner Becka. Certaines étaient payées, d'autres...pas vraiment. Mais que voulez-vous. C'était là, chose commune pour les personnes avec le cœur sur la main. Et puis en soit, cet argent ne lui manquait pas vraiment à présent. C'était en quelque sorte un bonus maintenant qu'elle vivait avec Allan. Il gagnait plus que bien sa vie et Maya ne manquait plus de rien. Mais elle tenait quand même à continuer à travailler, plus par principe que par nécessité. Elle avait toujours prit les choses en main et s'était toujours occupée d'elle-même et de sa mère : elle ne pouvait pas se résoudre à dépendre entièrement de quelqu'un, fusse son fiancé qu'elle aime plus que tout.

- Et vous ? Qu'est-ce qui rythme vos journées ? s'enquière-t-elle avec intérêt, avant de prendre sa dernière bouchée de croissant. Le temps d'un instant, les suppositions fusent dans son esprit. Que pouvait-il bien faire dans la vie ? Il avait l'air propre sur lui, sérieux bien que drôle, abordable et responsable...un travail dans le commerce ou la communication ne la surprendrait pas. Oui, certes : elle jugeait un livre sur sa couverture, mais pas pour longtemps car la réponse à sa question ne devrait plus tarder à présent.


(c) fiche:WILD BIRD & gifs:gifs hunt c l o s e d

Revenir en haut Aller en bas
Aydan McKeller
Aydan McKeller
◖ students.
Je suis arrivé(e) à New Haven le : 02/06/2015 et j'ai envoyé : 14 courriel. J'ai : 29 ans. Je suis d'origine : Australienne Je travaille/étudie depuis : 4 ans ans et j'ai choisi la filière : art ans et je suis : animateur à l'hôpital points. On dit que je ressemble à : Ryan Gosling Je dois mon jolie minois à : Corpse Heart et mon pseudo sur la toile c'est : CalidOra

MessageSujet: Re: Another ordinary day ?... | Aydan et Maya   Another ordinary day ?... | Aydan et Maya EmptyJeu 9 Juil - 15:33






 
Maya && Aydan
Another ordinary day ?...


J'espère voir Mme Martin aujourd'hui, outre le fait que cette coquette vieille dame a un humour décapant et toujours quelque chose d'intéressant à partager, elle sera ravie d'apprendre que grâce à un croissant j'ai partagé un moment surprenant avec une belle inconnue. Bien qu'elle vive sur le territoire américain depuis plus de cinquante ans, elle est toujours aussi fière d'être française, et n'hésites pas à rappeler à qui veux l'entendre que les françaises sont des dames élégantes et démarquées, généreuses mais classe, comme la pâtisserie et qu'il est bien triste que nous n'ayons pour notre part que les fast food. Elle ne se permettrait pas un mot méchant sur les américaines, bonne manières obligent, mais elles n'en pensent pas moins. Et je suis certain qu'elle jubilera en apprenant que Maya est française, le en partie, sera certainement balayé sous ses exclamations ravies.

Et cette aprèm j'aurais les enfants, je crois que ce sont des ados si je me rappelle bien mon planning. Ceux-là sont plus sauvages, mais ils sont bourrés de talent et d'énergie malgré leur maladie.

J'ai hâte de les retrouver, de leur apporter quelque chose de nouveau, d'inattendu, de leur offrir un défi qui entraînera leur esprit et leur corps. Et pourtant j'aimerais rester là toute la journée aussi, regarder Maya s'agiter en parlant, un grand sourire perpétuellement sur son visage. Je sais qu'elle va devoir reprendre sa place derrière le comptoir, que sa patronne nous surveille même certainement en cet instant. Mais le fait qu'on ai peu de temps permet aussi de plus en profiter peut être. Car demain je serais certainement en retard, ou elle ne bossera pas. Ou elle n'aura pas le temps de s'attarder ainsi. Je n'espère rien de ça évidemment, mais qui sait ? J'aime bien l'idée de pouvoir provoquer ces rencontres sans les contrôler. Et aussi cette drôle de conversation, mi anglais, mi français. C'est bancal, mais c'est amusant, sans prise de tête.

-Pleasure is mine. Oh d'accord, qu'étudiez-vous?

Je réfléchis à toute vitesse. Si elle étudie tout en travaillant ici c'est forcément que son université est non loin. Et dans ce cas il n'y a pas 300 choix. A moins qu'elle ne travaille qu'en été, et reparte dans son campus à la rentrée. Qui approche d'ailleurs à grand pas. Il va falloir que je vois avec l'hôpital pour réduire considérablement mes heures. J'espère pouvoir continuer à y aller, mais ça va être vraiment dur, surtout si je veux garder du temps pour mon bébé.

-Je travailles à l'hôpital. Je suis hmm, un art intervenant ?

Et à la rentrée je reprendrais aussi le chemin de l'uni comme des milliers d'étudiants nerveux et excités, sauf que dans mon cas je connais déjà les paillettes et les coups durs de cette vie là, et que le défi est non seulement de réussir, mais en gérant mon boulot et ma fille à côté. Rien que d'y penser et je sens le mal de tête pointer ! Le défi est excitant à relever, mais il signifie qu'aucune défaire n'est possible. Et c'est une pression terrible.




     
(c) fiche:WILD BIRD & gifs:gifs hunt c l o s e d
Revenir en haut Aller en bas
Maya-Camryn Bowan
Maya-Camryn Bowan
◖ students.
Je suis arrivé(e) à New Haven le : 02/06/2015 et j'ai envoyé : 80 courriel. J'ai : 27 ans. Je suis d'origine : américaine par mon père et française par ma mère Je travaille/étudie depuis : 3 ans/2 ans ans et j'ai choisi la filière : Histoire de l'art ans et je suis : Serveuse dans un café points. On dit que je ressemble à : Emma Stone Je dois mon jolie minois à : sparkles et mon pseudo sur la toile c'est : caramelle (Lou)

MessageSujet: Re: Another ordinary day ?... | Aydan et Maya   Another ordinary day ?... | Aydan et Maya EmptyJeu 9 Juil - 17:43




 

Aydan && Maya
Another ordinary day ?...
Lancer Maya sur ses études est en général plutôt dangereux. Pourquoi ? Parce qu'elle peut se montrer très volubile quand il s'agit de ses études qui la passionnent plus que tout et une fois lancée, il peut être très difficile de l'arrêter. Voilà pourquoi elle se contente de répondre
- Eh bien j'étudie l'histoire de l'art depuis deux ans ! avant de se pincer discrètement les lèvres afin d'empêcher le flot de parole qui s'ensuivrait, de s'échapper. L'art, c'est sa passion, sa vie et ce depuis bien longtemps, depuis le jour où ce professeur au lycée lui a offert son premier appareil. Photo, dessin, peinture...elle peut y passer des heures. Son appareil photo ne la quitte presque jamais au grand damne d'Allan qui n'en peut plus d’apparaître sur la plupart de ses clichés. Pour ce qui est de la peinture, la réalité est bien différente. Elle n'a plus été capable de toucher un pinceau et ce, depuis le drame familial. Dans son esprit, c’est à cause de sa passion pour la peinture que tout cela s’est produit…si elle n’avait pas eu à cœur d’étudier l’art appliqué, elle ne serait pas partit de la maison et si elle n’était pas partit de la maison, sa mère ne se serait pas retrouvée seule avec son père, et si sa mère ne s’était pas retrouvée seule avec son père, elle ne lui aurait pas ôter la vie…tout était donc de sa faute et de sa stupide passion. Voilà pourquoi elle n’a plus jamais touché à un pinceau et pourquoi peu de personnes autour d’elle savent que Maya-Camryn Bowan est un peintre hors pair.

Qu’importe. Pour ne pas s’attarder plus longtemps sur ce sujet épineux, c’est avec plaisir qu’elle tourne son attention sur la nouvelle déclaration de son interlocuteur. Dans un hôpital ? En voilà une surprise ! Elle était plus qu’éloignée de la vérité alors…comme quoi il est vraiment inutile de tenter de juger un livre à sa couverture ou un homme à son air décontracté, charmeur, charmant…mais nous nous égarons. Une fois de plus, ses sourcils s’élèvent légèrement sous l’effet de la surprise, avant que son regard ne se mette à pétiller davantage (comme si c’était physiquement possible) en entendant la suite de la réponse. Dans art intervenant il y a « art »…art ! Vraiment ? Elle pose ses avant-bras sur la table, s’approchant alors un peu d’Aydan avant de répondre avec empressement

- Ah oui ? Mais c’est génial ça ! Quel art exactement ? , tandis qu’une multitude d’autres questions se bousculent dans son esprit, questions qu’elle tente de canaliser du mieux possible afin de ne pas passer pour une folle complètement habitée.
Alors qu’elle ouvre la bouche afin d’en poser une dernière, elle sent deux mains se poser sur ses épaules, tandis qu’une voix féminine qu’elle reconnait immédiatement retentit à son oreille
- Il est temps de retourner bosser mademoiselle !
Elle ravale donc sa question, adresse un sourire accompagné d’un hochement de tête à sa patronne, avant de reposer son attention sur Aydan
- Bon, il faut que j’y aille… Elle se lève, arrange de nouveau le bas de sa robe et poursuit Ce fut un plaisir de pouvoir converser avec vous ! La tresse qui maintenait ses cheveux attachés, se défait rapidement, laissant alors à sa chevelure le plaisir de gambader librement autour de son visage. Elle y passe rapidement sa main, avant de dire au revoir à sa nouvelle connaissance Passez une bonne journée et on se voit au prochain café ! Elle lui adresse un dernier sourire, avant de tourner les talons et de retrouver sa place derrière son comptoir. Elle attrape son tablier qu’elle noue délicatement autour de sa taille, et se prépare à reprendre le boulot. Pour être tout à fait honnête, elle n’a plus vraiment la tête à ce qu’elle fait. Un rapide coup d’œil dans la salle lui permet de se rendre compte qu’Aydan n’est plus là. Prise en flagrant délit, c’est Becka qui la ramène à la réalité
- Eh dis donc madame « je suis fiancée », arrêtes de reluquer ce beau-gosse charmant qui n’est pas ton fiancé et remets toi au boulot ! Elle clôt sa tirade d’un clin d’œil, tandis que la rouquine peste et proteste en vain, avant de reprendre son poste. Voilà le prochain client, bien moins intéressant, il faut bien l’admettre, mais il lui faut faire son travail. Alors elle reprend son sourire, attache ses cheveux et lance un joyeux
- Bonjour monsieur ! Qu’est-ce que je vous sers ?


 
(c) fiche:WILD BIRD & gifs:gifs hunt c l o s e d
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Another ordinary day ?... | Aydan et Maya   Another ordinary day ?... | Aydan et Maya Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
Another ordinary day ?... | Aydan et Maya
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Maya & Miguel

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
☞ such a day :: NEW HAVEN :: West New Haven :: Westville-